RKC France

Il y a quelques mois camarade Pavel a dit qu’il « serait heureux d’enseigner la certification RKC à Aix ». Belle idée (plutôt à Paris mais quand même) ! Malheureusement, peu réaliste pour l’instant. Pour trois raisons.

La première. Si j’ai bien tout compris, la certification intéresse surtout ceux qui veulent ensuite enseigner : au sein d’un club ou en tant que coach privé. Pour ce qui est des clubs : y’a une douzaine d’années j’ai eu le diplôme de « Strength Conditionning » chez IFBB (International Federation of Bodybuilding). Mais quand j’ai essayé d’entrer (à mi-temps) chez « Gymnase Club » on m’a gentiment expliqué que le seul diplôme valable pour travailler (même en tant que moniteur) dans un gym en France est le « Brevet d’Etat d’Education Physique et Sportive » qu’on ne peut obtenir qu’en un an de cours à plein temps. Ca veut dire que les gens qui ont déjà le Brevet n’ont pas besoin d’autre chose pour bosser. Donc, pour investir plus de mille euros dans le RKC il faut qu’ils soient vraiment passionnés. Pour ce qui est des coaches privés, leur clientèle c’est plutôt des gens d’un age moyen, habitués à un certain confort et qui n’aiment pas trop suer. Leur truc c’est plutôt les « crunches » et « butt-squeezes ». En résumé, la première raison : pas assez de candidats à la certification.

La deuxième, je ne suis pas sûr que « Girevoï Sport » soit reconnu par l’administration d’Etat de la Jeunesse et des Sports. Ca peut poser des problèmes au niveau de l’assurance. Il faudra intégrer le surcoût dans le prix de la certification ce qui bouffera la marge. Si y’a pas assez de candidats, ça ne sera pas rentable. Ca, à condition qu’ils n’interdisent carrément pas à Camarade Pavel d’enseigner en France (va savoir, tout est possible avec les bureaucrates).

La troisième raison. Admettons qu’il y a plein de candidats et aucun problème avec les assurances et l’administration. Où trouver autant de Kettlebells ? Camarade Pavel va quand même pas tous les trimballer depuis les USA (encore un surcoût). Donc, il faudra que les candidats ramènent les leurs : 4, voire 6 chacun (16 kg, 24 et 32). Irréaliste. Ou alors il faut que chaque candidat rachète les KB qu’il a utilisés pendant le stage. Pas évident non plus. Quoique pas impossible à condition de s’organiser avec un distributeur pour les livrer aux candidats après le stage. Y’a trois-quatre ans, à l’époque où j’ai découvert DragonDoor, j’ai eu une discussion avec le patron de BodyTrading. Il m’a dit qu’il achetait les KB au Royaume-Uni parce que vu la proximité, il pouvait y acheter des petites quantités. En Russie, il aurait fallu acheter une grosse quantité et du coup, avec le faible niveau des ventes de KB, immobiliser des fonds et un espace de stockage trop important pour une petite boîte. Maintenant, s’il y a 200 candidats qui achètent leurs KB avec leur place au stage RKC, ça peut être possible.

En fait, je pense qu’il faut commencer par le commencement. Monter RKC France, trouver une petite salle (à Paris) où pratiquer (mais pas enseigner – pour l’instant), puis louer un stand au Salon du Fitness à Paris (je crois, c’est au mois de Mars), y vendre « ETK » (livre et DVD) en français, faire deux-trois démonstrations. Et puis essayer de s’affilier à la Fédé d’haltérophilie, par exemple. En somme, y’a du boulot. Des volontaires ?

P.S. A v ostal’nom, prekrasnaya markiza, vsio horosho, vsio horosho.